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Date: 04/05/2010
O GENTE BRUNETTE

Chantres-compositeurs de la Renaissance en Picardie.
Oeuvres de Sohier, Champion, De Marie, Bruhier, Moulon et Compère
Odhecaton, Paolo Da Col
Ramée


Disco del mese
Il fenomeno musicale di Josquin des Prez, primo compositore a essere entrato nella storia della musica senza mai uscirne, si spiega, come molti altri casi analoghi nella storia della cultura, anche in relazione all’area geografica di provenienza: la regione della Picardia, a nord di Parigi, zona che diede i natali a tanti maestri della polifonia quanti ne diede alla pittura la Toscana degli stesi anni. Ad alcuni di questi maestri, meno noti di Josquin ma altrettanto fondativi del linguaggio contrappuntistico europeo, è dedicato l’ultimo interessante documentario di Paolo Da Col alla guida dell’ensemble Odhecaton, che presenta opere di Mathieu Sohier, Thomas Champion detto Mithou, Nicolas de Marle (cui appartiene la messa che intitola il cd), Antoine Bruhier, Jean Mouton e Loyset Compère. Oltre a segnalare la rarità “per sé” del repertorio (soprattutto quello di Sohier e de Marle), che Da Col coltiva finemente insieme a un ristrettissimo numero di colleghi (un paio in Italia, una decina altrove), vanno indicati con enfasi gli ultimi cinque mottetti del programma, due di Mouton e tre di Compère, esempi di due stili personali già all’epoca riconosciuti come perfetti: l’uno efficacissio nel tradurre in musica la vocazione al sublime di ogni testo sacro, l’altro nel dare forma sonora all’introspezione della fede. Contrariamente ad altre registrazioni recenti, l’ensemble Odhecaton si produce esclusivamente a cappella, rimarcando il rapporto stretto che lega questo repertorio al “mestiere di cantore”, quello che ha accomunato i suoi autori, tutti virtuosi cantatori la cui tecnica vocale fu causa efficiente della tecnica compositiva, indipendentemente dalle superfetazioni strumentali che la sfarzosa committenza francese e italiana avrebbe imposto.
C.F. - Classic Voice, aprile 2010
 
Ce disque propose un survol intéressant de la polyphonie religieuse française entre 1500 et les années 1560, à travers deux contemporains célèbres de Josquin, Loyset Compère et Jean Mouton, mais aussi de maîtres beaucoup moins connus de l'époque de François 1er et Henri II comme Nicolas de Marle, Antoine Bruhier ou Mathieu Sohier. La messe O gente brunette qui en forme le coeur est typique du style français du milieu du XVIe siècle, avec de courtes formules, de nombreuses cadences, et un contrepoint majoritairement homophone composant une atmosphère détendue et enjouée qui rappelle constamment les tournures du modèle profane. Nicolas de Marle, son auteur, était actif à la cathédrale de Noyon et livre là un des derniers exemples de messes composées à partir d'un modèle profane, très profane même si l’on en juge par les paroles assez lestes de la chanson.
Paolo da Col dirige l'ensemble vocal masculin Odhecaton sur de beaux phrasés et une grande aisance dans le sculpté des phrases polyphoniques. En solistes, les voix sont d'une aisance technique plus limitée surtout à l'aigu des pupitres de superius (Ave Regina de Sohier, «pleni sunt» du Sanctus), mais sont individualisées avec naturel. Parfois un rien de confusion s'installe dans des moments de relatif surplace, où l' on perd de vue la direction de la phrase «post hoc exilium» du Salve Regina).
Marc Desmet - Classica, mars 2010
 
Diapason D'Or
La Picardie, terre de somptueuses cathédrales, fut aussi, durant les XV et XVI siècles, pourvoyeuse de compositeurs. Certains coururent à la gloire sous d'autres cieux, tandis que d'autres choisissaient de mener une carrière relativement banale dans une des nombreuses collégiales de cette vaste province «coincée» entre Paris et les Pays-Bas. Loyset Compère, Antoine Bruhier et Jean Mouton furent des maltres célébrés dans tout le royaume de France et ailleurs. Nicolas de Marie publia trois messes entre 1557 et 1568, et fut «simplement» maître des enfants de choeur de l'ég1ise de Noyon (cité où était né et où se retira Mathieu Sohier, après une belle carrière à Notre-Dame de Paris). Des parcours radicalement dift'érents qui couvrent un siècle d'Histoire, de 1470 à 1570; des manières de composer qui répondent à des esthétiques contrastées. Mais un fil tendu : la Picardie.
Les onze voix masculines d'Odhecaton sont passées maîtres dans l'art de dessiner une perspective polyphonique, de donner sa libisité à une pâte sonne assez dense - mais jamais compacte. Comme hier dans leur magnifique anthologie bâtie autour du Miserere de Josquin (Assai, Diapason d'or), on ne cesse d'admirer la fluidité des lignes contrapuntiques chantées à pleine voix, la puissance de leurs arabesques - notamment dans la messe de Marie sur O gente brunette.
L'inventivìté de l'ensemble italien a raison des pages difficiles de Compère : les trois motets dégagent des atmosphères formidablement contrastées, par un judicieux assemblage des effectifs et des timbres. L'auditeur en sort convaincu de l'immense talent de ce maître encore méconnu, étoile picarde trop souvent dans l'ombre de Josquin.
Dans l'Ave Maria à cinq de Jean Mouton, Odhecaton est à mille lieues de l'homogénéité souvent lassante des formations anglaises (Brabant Ensemble, Oxford Camerata), mais s'éloigne aussi du fondu et du type de résonances vocales cultivés par certains ensembles flamands (Capilla Flamenca, Cappella Pratensis). Avec Paolo Da Col et ses chantres, l'Italie entre en force dans le monde des polyphonies renaissantes et impose un ton à nul autre pareil. lls s'expriment librement, avec élégance et grandeur, jouant essentiellement sur deux tableaux, celui de la diversité du f1ux et celui de l'émotion textuelle. En une heure, détile tout un siècle de l'excellence picarde.
Philippe Vendrix - Diapason, Février 2010



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