date: 02/03/2009
Scarlatti: “Napoli 1685”
Olivier Cavé, pianoforte
Aeon
On ne comprend pas bien le titre de ce disque, et pourquoi sa notice insiste tant sur la ville de Campanie, dont on sait que Domenico Scarlatti la quitta à vingt-quatre ans pour n'y revenir probablement qu'une seule fois, en visite. A aucun moment il n'est clairement expliqué que ces sonates furent composées au Portugal ou en Espagne, alors même que le programme débute avec la Sonate K 492 aux saisissants effets de guitare, se poursuit avec la K 454 sur un rythme de jota, ou la K 239 qui n'est autre qu'un fandango... Mais qu'importent les régionalismes: dans cette sélection de sonates qui ne pardonne pas, car toutes assez prisées des pianistes, Olivier Cavé se montre digne de son professeur Maria Tipo, dont on a souvent loué la clarté d'analyse dans ces œuvres qu'elle ne transforma jamais en démonstration de doigts. On aurait peut-être aimé plus de vif-argent (K 394) ou de poids (K 454) dans la sonorité, une plus grande prise de risques (K 125 et 427), mais globalement le jeune pianiste réussit à extraire l'essentiel de cette musique, ses couleurs, ses saveurs, ses reliefs, avec justesse et toujours dans la douceur.
Etienne Moreau – Diapason, fév. 09
Un ennesimo apporto al denso e variegato universo dello Scarlatti pianistico, suggerito - racconta lo stesso interprete, poco più che trentenne, svizzero, con significativi riconoscimenti sul versante concorsuale - oltre che dalla sua attrazione giovanile per Napoli dal successivo incontro con Maria Tipo nonché dall’incoraggiamento di un altro napoletano doc quale Aldo Ciccolini. Sono queste le coordinate entro cui collocare questa esecuzione, digitalmente brillante e disinvolta.
Gian Paolo Minardi – Classic voice, gen. 09
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